Menu
Saint Columba d'Iona

Saint Columba d'Iona

Cela m'a tellement ému aux larmes que je dois le partager avec vous. C'est l'une des plus belles histoires à son sujet, l'histoire de sa mort :

Il savait qu'il allait bientôt mourir, et savait aussi quand. Le jour où il devait mourir, il dit à ses frères qu'il s'apprêtait à les quitter, puis il sortit dans la rue pour retourner au monastère. À mi-chemin, il fit une pause :

"Alors que le Saint, faible de vieillesse (...) s'assit un moment et se reposa en ce lieu, voici ! arriva le cheval gris, ce fidèle serviteur qui auparavant portait les seaux de lait du pré au monastère. Comme cette créature vint vers le Saint, aussi merveilleux que cela puisse paraître, il posa sa tête sur sa poitrine, je pense par l'inspiration de Dieu, devant la présence de qui chaque animal reçoit un sentiment des choses, puisque le Créateur lui-même l'a ordonné ainsi ; sachant que son maître allait bientôt le quitter, et que jamais il ne verrait plus son visage, il commença à émettre des sons plaintifs et, comme s'il était un homme, à verser une abondance de larmes sur le sein du Saint et à pleurer si fort qu'il en écumait presque la bouche. En voyant cela, le compagnon voulut chasser ce cheval pleurant et en deuil, mais le Saint l'en empêcha en disant : 'Laisse-le en paix ! Puisqu'il m'aime tant, laisse-le en paix, pour qu'il puisse verser sur mon sein les larmes de ses plus amers lamentations. Vois-tu ! Toi, qui es un homme et qui as une âme raisonnable, tu ne pouvais en aucun cas savoir ma mort, sauf ce que je viens tout juste de te révéler ; mais à cette bête, dénuée de raison, le Créateur, d'une manière ou d'une autre, a révélé que son maître allait bientôt le quitter. Et en disant cela, il bénit son serviteur, le cheval, et se tourna pour partir d'entre vous.'"

COLUMBA partit alors et bénit l'île, bénit le grenier à grains, bénit les animaux, bénit les moines.